Le baclofène, médicament miracle contre l’alcoolisme?



Les médecins ont-ils trouvé, avec le baclofène, la parade face «au verre de trop»? Si des études donnent des résultats prometteurs, l’heure est encore à la prudence pour bon nombre de spécialistes. Le sujet est de retour dans l’actualité car le Professeur Olivier Ameisen, cardiologue et grand promoteur de l’efficacité du baclofène pour soigner l’alcoolisme, a animé le 24 janvier une grande conférence organisée à l’hôpital Cochin, à Paris. Le médecin, ancien alcoolique, a testé sur lui avec succès ce décontractant musculaire.

En 2008, Olivier Ameisen, a publié un livre qui a fait couler beaucoup d’encre. L’auteur y décrit et clame sa guérison de l’alcoolisme grâce à une autoprescription de baclofène à hautes doses. Il déclare même être devenu indifférent à l’alcool, lui qui peut désormais boire sans crainte de rechute. Le baclofène se charge en effet de le protéger du «craving», cette appétence à l’alcool. Dès la sortie du livre, des centaines d’alcooliques se sont précipités chez leur médecin pour obtenir le médicament miraculeux. La plupart se sont vus notifier un refus, souvent intransigeant. Alors, le baclofène, info ou intox?

Le baclofène n’est pas un nouveau médicament. Ce décontractant musculaire est utilisé depuis 1974 dans le cadre de maladies neurologiques comme la sclérose en plaques pour lutter contre la raideur musculaire encore appelé spasticité. Par ailleurs,Il limite la surexcitation neuronale liée à la peur ou à l’anxiété. Son rôle paraît central dans les addictions. Des tests sur des rats alcoolo-préférants montrent que ceux qui sont sous baclofène à forte dose (3mg/kg) choisissent systématiquement de boire de l’eau plutôt que de l’alcool, comme auparavant.

Des résultats encourageants

Les essais chez l’homme sont encore rares mais ils sont encourageants. Ils ont tous été, à l’exception d’un seul, réalisés avec des doses assez faibles de baclofène (0.5 mg/kg). En 2000, une (…) Lire la suite sur Slate.fr

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *