CANCER DU CÔLON: LE DÉPISTAGE, ÇA ME CONCERNE ?



On connaissait octobre rose, mois du dépistage du cancer du sein. Désormais il y a aussi mars bleu, mois du dépistage du cancer colorectal. A qui s’adresse ce dépistage organisé du cancer du côlon ?

 

Mars bleu est le mois consacré à la mobilisation contre le cancer colorectal. Les personnes concernées par ce dépistage organisé sont les hommes et les femmes âgés de 50 à 74 ans qui sont à risque « moyen » de cancer colorectal , c’est-à-dire sans symptôme apparent ni histoire familiale ou personnelle de cancer du côlon.

Pourquoi à partir de 50 ans ?

Cette tranche d’âge est particulièrement ciblée car près de 95 % des cas de cancers colorectaux surviennent après l’âge de 50 ans. Les structures en charge du dépistage de l’organisation du dépistage invite donc, tous les deux ans, par courrier, les hommes et femmes de cette tranche d’âge, à consulter leur médecin traitant.

Comment se passe le test ?

Le programme de dépistage du cancer du côlonrepose dans un premier temps sur un test de recherche de sang dans les selles. C’est votre médecin traitant qui vous remet ce test que vous réalisez à votre domicile avant de le remettre au laboratoire. A noter que le test et sa lecture par le laboratoire sont pris en charge à 100% par l’Assurance maladie.

En pratique, ce test doit être effectué sur trois selles consécutives. Il consiste à prélever, sur chaque selle, deux très petits fragments de la taille d’un grain de riz à déposer sur une plaquette. La plaquette est ensuite à insérer dans une enveloppe T (fournie dans le test), à envoyer au centre de lecture dont l’adresse est inscrite sur l’enveloppe.

Et si le test est positif ?

Dans 97 à 98 % des cas, le test est négatif et votre médecin vous invite alors à le renouveler deux ans plus tard. Mais si ce test est positif, votre médecin vous fera une ordonnance pour réaliser une coloscopie.
La coloscopie, effectuée par un gastroentérologue est l’examen de référence pour mettre en évidence d’éventuelles anomalies du côlon ou du rectum. Elle permet en outre de retirer les adénomes.

>> A lire aussi : Coloscopie, comment vous préparer à l’examen

Cette coloscopie vous permet ensuite d’échapper au dépistage généralisé pendant 5 ans (s’il n’y a pas de signe de tumeur) ou d’entrer dans une surveillance rapprochée.

Sur la période 2010-2011, plus de 17 millions de personnes âgées de 50 à 74 ans ont été invitées à se faire dépister. Cinq millions d’entre elles ont, au final, réalisé le test, soit un taux de participation légèrement supérieur à 32% .

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