Les soins contre l’Alzheimer remis en cause



L’intérêt des médicaments contre la maladie, qui fait débat parmi les médecins, va être réévalué.

C’est l’une des maladies du siècle qui toucherait déjà au moins 800.000 personnes en France. Mais depuis quelques jours, la maladie d’Alzheimer ne fait plus l’objet de recommandations officielles aux médecins pour son diagnostic et surtout sa prise en charge. La Haute Autorité de santé (HAS), qui élabore les référentiels de bonnes pratiques, a annoncé qu’elle retirait celui sur la maladie d’Alzheimer datant de 2008.

Début mai, cet organisme avait dû abroger ses recommandations concernant le diabète de type 2 suite à une décision du Conseil d’État, sur fond de problèmes concernant la gestion des conflits d’intérêts des experts. Dans le prolongement de cette affaire, la Haute Autorité de santé a choisi de retirer d’elle-même la recommandation sur la maladie d’Alzheimer, mise en cause dans une procédure similaire au niveau du Conseil d’État. Plus globalement, la HAS met en place un train de mesures pour «renforcer la transparence et la gestion des conflits d’intérêts» (voir encadré).

Le débat sur les médicaments anti-Alzheimer n’est pas vraiment nouveau. Actuellement, quatre molécules sont autorisées, trois dites anticholinestérasiques (donépezil, galantamine, rivastigmine) et la mémantine. 30 % à 60 % des malades en prennent, selon les études, mais difficile de savoir précisément combien, et pendant combien de temps. Le principal problème est celui de leur efficacité : les effets sur les symptômes sont limités et aucun de ces produits n’a pu prouver qu’il ralentit la progression de la maladie. La revue Prescrire, qui a souligné à plusieurs reprises leurs effets indésirables parfois graves, voire mortels – notamment cardio-vasculaires et neurologiques -, déconseille clairement leur prescription. Une position excessive selon le Pr Jean-Marc Orgogozo, neurologue au CHU de Bordeaux. «Ces médicaments sont parfois mal supportés, mais leur toxicité est un (…) Lire la suite sur Figaro.fr

 

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